… et moi

Moi, c’est Gaby.

C’est lorsque j’ai entamé mes études de biologie que je me suis découvert une réelle passion pour les plantes sauvages. Guide nature et éco-conseillère, tout ce qui touche à l’environnement et au développement durable est au cœur de mes préoccupations.

A force de crapahuter sur le terrain, animer et suivre des animations, j’ai réalisé que j’adore être dehors et faire des choses de mes mains. Je n’aime pas rester derrière un bureau. J’adore créer et j’aimerais que d’autres puissent y trouver autant de plaisir. Découvrir des techniques pour pouvoir ensuite les décliner à l’infini. Créer avec pour seule limite son imagination.

2016.06.15 - S+®minaire EcoCo - 029

Mais mon histoire d’amour avec les plantes et la nature commence probablement bien plus tôt…

Tout a commencé il y a une vingtaine d’années. Une maison sur les hauteurs de la ville. Devant la maison, un tilleul qui dégage un parfum envoûtant et à ses pieds, courent des pervenches par milliers. Dans l’entrée, une note griffonnée à la va-vite : « Nous sommes au jardin ».

En empruntant le sentier qui fait le tour de la maison, on arrive sous le grand châtaignier dans lequel les écureuils se poursuivent à l’automne. Sous sa voûte, les fleurs forment une mosaïque de ton pastels printaniers : corrydales, ficaires, ancolies, jonquilles et tulipes.

En descendant, le sentier serpentant parmi les fleurs, on arrive au potager. Ma grand-mère bêche une parcelle. Comme toujours, elle est harnachée de la tête au pieds – bottes, collants épais, jupe, gros gilet en laine et bonnet bien enfoncé. C’est pour se protéger des piqûres de guêpes dont elle est très allergique. Bien vite mercredi midi que l’on puisse goûter à ces délicieux mets dont elle a le secret ! Toujours préparés affectueusement avec les légumes du jardin pour ravir enfants et petits enfants venus en nombre.

Mon grand-père est un peu plus loin. Comme toujours, il porte un pantalon en velours côtelé et une chemise. Il essaye d’inventer une nouvelle astuce pour empêcher les oiseaux de dévorer toutes les cerises.

Contre le mur exposé plein sud, sont palissés pommiers et poiriers qui se gorgent de soleil. Des soucis qui se dégradent dans une infinité de jaunes et orangés profitent aussi des rayons.

Ne dit-on pas qu’un jardin est à l’image de celui qui le façonne ? Un jardin généreux et merveilleux.

Mes parents ne sont pas totalement étrangers à tout cela non plus. Mon père m’a aussi communiqué à se manière l’admiration de la nature. Précurseur de la gestion différenciée, il laissait des petits ronds de marguerites en tondant la pelouse et coupait les zones abruptes à la faux. Ma mère, elle, m’a plutôt transmis la passion des loisirs créatifs. Couronnes de liseron et ballerines en coquelicot ont empli mon enfance de poésie.

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